L’Argent est-il neutre ?

Et d’abord c’est quoi l’Argent ? Un métal classé 47 dans le tableau périodique des éléments…

D’après wikipédia, l’argent désigne la monnaie.

Alors certains économistes vous diront qu’il existe en fait une distinction précise entre argent et monnaie : l’argent serait une « réserve de valeur » là où la monnaie ne le serait pas forcément. Encore faut-il définir ce qui est valeur et ce qui ne l’est pas…

Mettons la notion de « valeur » de côté dans un premier temps, et attardons-nous sur la question de la neutralité.
Savez-vous ce qu’est, par exemple, un réseau neutre ?

C’est, pour faire simple, un réseau dont le comportement ne dépend pas de la nature du contenu qui y transite, ni des correspondants.
Imaginez par exemple que la Poste ouvre toutes vos lettres, et décide de différer le temps d’expédition en fonction du destinataire, ou pire, en fonction du contenu !
Non, le temps d’expédition dépend du type d’affranchissement choisi par l’expéditeur, et des aléas des services de la Poste, mais cela ne dépend pas du contenu de votre lettre, ni de l’identité de votre correspondant. La Poste est donc un réseau neutre.

Plus généralement, un réseau neutre est défini comme « un réseau devant garantir l’égalité de traitement de tous les flux de données » . C’est-à-dire qu’il ne doit pas y avoir de discrimination à l’égard de la source, de la destination ou du contenu de l’information transmise.

 

Théorie de la Neutralité Monétaire

Une économie est un réseau d’humains

Les humains s’échangent des valeurs économiques au sein de ce réseau. Ces échanges peuvent êtres unilatéraux (dons) ou symétriques (troc et échanges monétisés).
Une économie neutre serait donc une économie devant garantir l’égalité de traitement entre tous les flux de valeurs économiques.

De ce point de vue, on comprend également le rôle de la monnaie : elle permet de mesurer les valeurs économiques échangées afin d’assurer la symétrie des échanges. Rien de plus ni de moins.

Une économie ne peut être neutre que si tout ce qui y transite respecte cette neutralité. Donc si une économie est partiellement ou totalement monétisée, là ou les monnaies utilisées doivent respecter l’égalité de traitement entre tous les flux de valeurs économiques.

 

Mais qu’est ce qu’une « valeur » économique ?

Lorsque deux individus effectuent un échange, ils sont libres de fixer la valeur des biens et services qu’ils échangent, au moment de l’échange. Et cela ne présage pas de la valeur qu’ils donneront aux mêmes biens et services dans le futur.
Toute valeur économique est donc purement relative. Il n’existe pas de valeur absolue. Certaines choses ont beaucoup de valeur pour vous mais aucune valeur pour votre voisin. En plus, la valeur que vous accordez à un même objet varie dans l’espace et dans le temps.
Accordez-vous la même valeur à un verre d’eau lorsque vous êtes chez vous et que vous avez accès à votre robinet, que lorsque vous marchez dans le désert depuis de longues heures ?

Ainsi, comme il n’existe pas de valeur économique absolue, il ne peut pas y avoir de valeur économique neutre. Donc une monnaie neutre ne doit pas se baser sur une valeur économique quelle qu’elle soit.

Une monnaie qui se baserait sur une valeur économique existante favoriserait les propriétaires de cette valeur (par exemple l’or), et ne serait donc pas neutre.
C’est donc une excellente nouvelle que la plupart des monnaies nationales ne soient plus basées sur l’or.

Se pose alors la question de la création de cette monnaie ; si elle ne se base sur aucune valeur économique existante, sur quelles règles se base la création d’une monnaie ?
Et bien, c’est aux humains d’en décider.
La question qui nous intéresse dans cet article est de savoir quelles règles de création monétaire respectent le principe d’égalité de traitement entre tous les flux de valeurs économiques.

 

Étudions le cas de l’euro

Seule une banque privée peut créer des euros, et pour en créer une quantité 2X, elle doit se procurer une signature d’une personne physique ou morale ou d’un état s’engageant à rendre cette même quantité X selon des modalités fixées dans un contrat de prêt.
Lors de la signature d’un contrat de prêt pour une somme de X€, la banque crée X€ sur le compte du signataire + X€ sous la forme d’une reconnaissance de dette. Nous avons donc bien 2X € créés au total. (voir à ce sujet la double masse monétaire).
Une légende urbaine prétend que la BCE crée des euros, c’est absolument faux. Les banques privées de la zone euro doivent posséder a minima 1% de leurs unités monétaires sous forme liquide. Pour ce faire, elles échangent leurs € reconnaissances de dettes en leur possession contre des € en liquide auprès de la BCE. Les pièces et billets que la BCE fabrique correspondent à des euros déjà existants, ils changent juste de forme. Et au passage, la BCE peut éventuellement demander un pourcentage pour le service rendu, mais là aussi, la banque privée se servira d’€ existants pour payer ce pourcentage.

Tout comme les banques privées sont souveraines pour accorder ou refuser un prêt, elles sont souveraines pour décider quel projet a de la valeur et quel projet n’en a pas. Dans l’économie €, seuls les responsables des banques privées décident de ce qui est valeur ou de ce qui ne l’est pas. Et par leurs décisions de financement ou de non-financement, elles orientent les flux de valeurs économiques.
Les valeurs économiques financées par les banques comme valeurs bénéficieront d’un flux important de monnaie pour se diffuser dans l’économie. Au contraire, les valeurs économiques non financées par les banques manquent de monnaie pour s’échanger (on parle de sécheresse monétaire).

On constate donc que l’euro n’est pas neutre. Et c’est également le cas de toutes les monnaies créées par le crédit bancaire.

C’est la non-compréhension de ce constat qui fait que certains s’étonnent que nos sociétés actuelles dérivent inévitablement vers l’ultra-libéralisme, le capitalisme à outrance, le consumérisme absolu, et enfin la concentration de toute la monnaie en un seul point.

Tant que nous n’aurons pas remis en cause la création monétaire par le crédit, nous en subirons ses conséquences. Tout comme pour guérir une maladie il ne suffit pas d’en guérir les symptômes, il faut remonter à la cause de la maladie et supprimer cette cause.

 

D’accord donc… on supprime la Monnaie ?

C’est une possibilité, mais ce n’est pas la seule. Maintenant que nous avons étudié un exemple de monnaie non-neutre, étudions s’il est possible de créer une monnaie neutre, c’est-à-dire une monnaie qui respecte l’égalité de traitement entre tous les flux de valeurs économiques.

Puisque ceux qui créent la monnaie ont le pouvoir de définir ce qui est valeur ou ce qui ne l’est pas, et que toute valeur économique est relative aux individus qui les perçoivent, une monnaie ne peut être neutre que si tous les individus co-créent la même part relative de monnaie dans l’espace et dans le temps.

Ce que je nomme ici part relative de monnaie, c’est la part de monnaie créée par rapport à la masse monétaire totale (masse monétaire totale=quantité totale de monnaie existante).
Car une unité monétaire par rapport à mille unités monétaires n’a pas la même valeur qu’une unité monétaire par rapport à un million d’unités monétaires.

Ce que je nomme l’espace est ici l’espace économique, soit l’ensemble des acteurs de l’économie, soit l’ensemble des êtres humains prenant part à cette économie.
En quoi le temps est important : les êtres humains naissent, vivent et meurent, la population n’est donc pas fixe, c’est un flux. Tel un ruisseau, dont une cascade représenterait les vivants.

Ainsi la création monétaire doit-elle aussi être un flux.

 

Flux, Réservoirs et Temps de résidence

On peut modéliser un groupe d’humains et la monnaie qu’ils utilisent comme deux réservoirs : un réservoir d’humains avec un flux de naissance et de mort. Et un réservoir de monnaie avec un flux de création (et de destruction ? nous ne sommes pas en mesure de le dire à ce stade de la démonstration).

On peut donc considérer le temps de résidence de ces deux réservoirs dans le cas où leur volume total est constant. Notons \(N(t)\) le volume d’humains, c’est-à-dire le nombre d’humains en vie à l’instant t.
Et notons \(M(t)\) le volume de monnaie, c’est-à-dire la masse monétaire totale.
On note également \(Φ_{m}(t)\) et \(Φ_{h}(t)\) les flux de création de monnaie et d’humains à l’instant t.

On connaît le temps de résidence des humains, c’est l’espérance de vie ev, d’où :

\(τ_{h} =\frac{N(t)}{Φ_{h}(t)} = ev\Leftrightarrow Φ_{h}(t) =\frac{N(t)}{ev}\)

Notons \(DU(t)\) (Dividende Universel) la part de monnaie créée par un être humain à l’instant t.
Le débit de création monétaire d’une monnaie m à l’instant t est : \(Φ_{m}(t) = DU(t)*N(t)\).
Quant au temps de résidence de la monnaie, il s’écrit : \(τ_{m} = \frac{M(t)}{Φ_{m}(t)} = \frac{M(t)}{DU(t)*N(t)}\)

Pour que la monnaie respecte l’égalité de traitement entre tous les flux de valeurs économiques dans l’espace et dans le temps, il faut que les flux de création de monnaie ne privilégient aucun instant t1 par rapport à tout autre instant t2. Pour ce faire, les temps de résidence \(τ_{m}\) et \(τ_{h}\) de nos réservoirs de monnaie et d’humains doivent être proportionnels, ou autrement dit, le rapport \(\frac{τ_{m}}{τ_{h}}\) doit être constant.
En effet, si au cours du temps \(τ_{m}\) diminue par rapport à \(τ_{h}\), alors les jeunes générations se retrouvent avec beaucoup plus de monnaie que les anciennes générations, la monnaie n’est donc pas neutre puisqu’elle privilégie les flux de valeurs économiques émis par les jeunes.
Inversement, si au cours du temps \(τ_{m}\) augmente par rapport à \(τ_{h}\), alors les jeunes générations se retrouvent avec beaucoup moins de monnaie que les anciennes générations, la monnaie n’est donc pas neutre puisqu’elle privilégie les flux de valeurs économiques émis par les personnes âgées.

Soit \(\alpha\) le coefficient de proportionnalité entre \(τ_{h}\) et \(τ_{m}\) tel que pour tout t \(τ_{h}(t) =\alpha*τ_{m}(t)\).

Donc \(τ_{h}(t) =\alpha*τ_{m}(t) \Leftrightarrow\alpha*\frac{M(t)}{Φ_{m}(t)} = ev\)

\(\Leftrightarrow\alpha*\frac{M(t)}{DU(t)*N(t)} = ev\) \(\Leftrightarrow DU(t) =\frac{\alpha}{ev}*\frac{M(t)}{N(t)} \)

 

Du continu au discret

En pratique, il n’est pas possible de créer de la monnaie de façon continue, on ne peut le faire que de façon discrète. Donc projetons-nous dans un monde discret, lors d’un versement d’un Dividende Universel, on a :

\(M(t+1) = DU(t)*N(t) + M(t)\)

Or, \(DU(t) =\frac{M(t)}{N(t)} *\frac{\alpha}{ev}\)

Donc, \(M(t+1) = M(t)*\frac{\alpha}{ev} + M(t) = (1+\frac{a}{ev})*M(t)\)

Donc à chaque intervalle de création du dividende, la masse monétaire totale croît selon un taux fixe égal à \(\frac{\alpha}{ev}\).

De plus, pour tout t : \(M(t) = ((1+\frac{\alpha}{ev})^t)*M(0)\).

Nous venons de démontrer que pour qu’une monnaie soit neutre, sa masse monétaire totale doit augmenter exponentiellement selon un taux de croissance fixe \(\frac{\alpha}{ev}\).

Maintenant, pour déterminer la valeur de \(\alpha\) nous devons faire un choix. Si \(\alpha\) est trop élevé, les jeunes seront privilégiés, et si \(\alpha\) est trop faible les vieux seront privilégiés.

Afin d’assurer une symétrie entre les générations, choisissons une valeur de \(\alpha\) de telle sorte que la monnaie créée il y a plus de\(\frac{ev}{2}\) ne pèse plus qu’une part\(\frac{2}{ev}\) dans l’économie, ce qui s’écrit mathématiquement :
\(\frac{M(t)}{M(t+\frac{ev}{2})} =\frac{2}{ev}\)

\(\Leftrightarrow ((1+\frac{a}{ev})^t)*M(0) =\frac{2}{ev} * ((1+a/ev)^{t+\frac{ev}{2}})*M(0)\) \(\Leftrightarrow t*ln (1+\frac{\alpha}{ev}) = ln(\frac{2}{ev}) + (t+\frac{ev}{2})*ln(1+\frac{\alpha}{ev})\)

or, \(\frac{\alpha}{ev}\) est petit devant 1, donc \(ln(1+\frac{\alpha}{ev})\approx\frac{\alpha}{ev}\)

d’où : \(t*(\frac{\alpha}{ev}) = ln(\frac{2}{ev}) + (t+\frac{ev}{2})*(\frac{\alpha}{ev})\)
\(\Leftrightarrow t*(\frac{\alpha}{ev}) = ln(\frac{2}{ev}) + t*\frac{\alpha}{ev} +\alpha/2\)
\(\Leftrightarrow 0 = ln(\frac{2}{ev}) +\frac{\alpha}{2}\)
\(\Leftrightarrow\alpha = -2*ln(\frac{2}{ev}) = 2*ln(\frac{ev}{2})\)
\(\Leftrightarrow\frac{\alpha}{ev} = \frac{ln(\frac{ev}{2})}{\frac{ev}{2}}\)

Si l’on nomme c le taux de croissance fixe de la masse monétaire totale, on a \(c =\frac{\alpha}{ev} =\frac{ln(\frac{ev}{2})}{\frac{ev}{2}}\)
pour \(ev = 80\) ans, on a \(c = 9,22\) % / an.

En conclusion, il est possible de créer des monnaies qui respectent l’égalité de traitement entre tous les flux de valeurs économiques. Ces monnaies neutres doivent êtres co-créées par tous leurs utilisateurs selon un taux de croissance fixe de l’ordre de \(ln(ev/2)/(ev/2)\) ou \(ev\) représente l’espérance de vie des utilisateurs.

Cette démonstration est inspirée d’une autre démonstration, la Théorie Relative de la Monnaie de Stéphane Laborde, dont l’approche est légèrement différente mais le développement mathématique très similaire.
La « liberté » telle que définie dans la Théorie Relative de la Monnaie est une notion symétrique entre tous les individus, donc une monnaie qui respecte la liberté de l’utilisateur est nécessairement neutre et réciproquement, une monnaie neutre respecte nécessairement la liberté de l’utilisateur. Les qualificatifs « neutre » et « libre » sont donc équivalents, a minima lorsqu’ils qualifient une monnaie.

Il est également essentiel de comprendre la contraposée de cette démonstration :
une monnaie qui n’est pas co-créée par tous ses utilisateurs, ou qui est co-créée par tous ses utilisateurs selon un taux de croissance qui n’est pas de l’ordre de \(\frac{ln(\frac{ev}{2})}{\frac{ev}{2}}\) (ou \(ev\) représente l’espérance de vie des utilisateurs) est une monnaie non-neutre (et non-libre).

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Sélection d’autres auteurs sur les Monnaies Libres/Neutres

L’excellent site de cuckooland et ses articles Apres l’Euro le Pet et Bouée de Base contre Mollets Libres ainsi que ses excellents visuels Mise en boite du Revenue de Base et la TRM en Couleur.

L’excellente conférence de 30 min de Pierre Jean Chancellier.

Les blogs de Moul et inso, deux des développeurs principaux de Duniter.

Le site officiel de la communauté Duniter francophone.

Le blog de Merome.

Le site web de vit.

Et le site web de Stéphane Laborde, premier semeur de la notion de monnaie libre.

Collectifs/associations locaux souhaitant développer la 1ère Monnaie Libre

Le Sou en Mayenne.

Le Collectif Monnaie Libre Occitanie (de Bordeaux à Montpellier).

La première vraie monnaie Libre/Neutre va prendre du temps à se mettre en place, a minima encore quelques années. En attendant, vous pouvez :

  • Contribuer au projet Duniter, en tant que traducteur des logiciels, ou développeur.
  • Contribuer à diffuser la compréhension des Monnaies Libres/Neutres et de la théorie relative de la monnaie en créant votre propre contenu sous les formats de votre choix (texte, image, audio, vidéo, etc)
  • Réaliser les modules d’approfondissement de la Théorie et publier votre compte-rendu.
  • Jouer au Ğeconomicus puis animer des Ğeconomicus près de chez vous.
  • Rejoindre la monnaie de test, vous devrez vous armer de patience pour devenir membre, et vous ne le deviendrez pas forcément car les places sont très limitées !

« La route est longue mais la voie est libre » .

Les monnaies libres verront le jour avec ou sans vous, la seule question est : Quand ? Cela dépend aussi de vous ! Si vous souhaitez vivre dans une économie libre, la meilleure chose à faire est de contribuer à votre manière 🙂

Nous sommes tous co-créateurs de nos sociétés, à chaque instant, de par nos choix et nos non-choix.
Si vous vous contentez d’observer, vous retardez l’avènement d’une première économie libre, et donc vous co-créez le maintien d’une économie non-libre…
Il n’appartient qu’à vous de choisir le monde dans lequel vous voulez vivre, personne ne pourra faire ce choix à votre place !

 

Librement,

Éloïs Librelois.

4 réactions au sujet de « L’Argent est-il neutre ? »

  1. Bonjour Éloïs,
    J’ai lu cet article avec grand intérêt. Je suis d’accord sur le fond, sauf sur le calcul de la valeur de c. En effet, c devrait être indépendant de l’unité de temps choisie, ce qui n’est pas le cas avec la relation c = ln(ev / 2) / (ev /2). Pour faire le calcul, tu as pris ev = 80 (ans) et tu obtiens c = 9,22 % / an. Si on prend pour unité le jour et non l’année (ev = 29220 jours), on obtient : c = 0,0656 % / jour = 24 % / an, ce qui est tout à fait différent. Pire : si on choisit le siècle pour unité, ev / 2 devient plus petit que 1 et c devient… négatif !
    Le problème vient de ton argument « (Il faut que) la monnaie créée il y a plus de ev / 2 ne pèse plus qu’une part 2 / ev dans l’économie ». En fait 2 / ev est l’inverse d’un temps, et ne peut donc pas être une part (sans dimension) d’une masse monétaire.
    Le problème est difficile et, je pense, sans solution mathématique. L’important est que c soit constant, mais sa valeur importe peu. Quelle qu’elle soit, elle assurera l’équité entre générations par sa constance. Pour choisir c, il faudra des arguments économiques, sociaux, politiques…

  2. Bonjour gerard94, et merci pour l’intérêt que tu porte à mon article 🙂

    Tu fait erreur, « t » aussi est en année. Si tu exprime ev en jours, tu doit refaire tout le développement mathématique avec « t » en jours, ce qui te donnera une formule différente 🙂

    Au contraire la valeur de c est essentielle, si sa valeur bien que constante, n’est pas comprise dans le bon intervalle, alors la monnaie qui en découle ne sera pas libre. Et pour choisir c, seule l’espérance de vie entre en jeux.
    Ton commentaire démontre une incompréhension de la TRM, que je t’invite donc a relire, et notamment cette partie : http://trm.creationmonetaire.info/solutions.html#b-optimisation-et-esperance-de-vie

    librement,

    Éloïs Librelois.

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